Infos Options Binaires : 22 Mai 2013
La Turquie peut mieux faire
L’économie turque n’a généré l’année dernière qu’une croissance en deçà des prévisions, en raison, entre autres, d’une demande intérieure asthénique.
Sur les trois derniers mois de 2012, le PIB de la Turquie a augmenté de 1,4% par rapport au quatrième trimestre 2011, alors que les analystes avaient prévu une hausse de 2,3%. Sur l’ensemble de 2012, la croissance a chuté à 2,2%, contre +8,8% en 2011. Les experts avaient prévu pour l’année dernière une croissance de 2,6%.
Est-ce toutefois un mauvais chiffre en soi ? relativement aux membres de la Zone Euro, certes non, mais il aurait pu être meilleur. Ce chiffre montre seulement que l’on a trop plombé la machine économique turque. De ce fait, la demande intérieure en berne a pesé sur la croissance.
Il est vrai qu’au temps des vaches grasses, dans les années 2010-2011 la consommation des ménages avait été dopée, multipliant les crédits. De fait ce moteur de la croissance est tombé en panne, lorsque la banque centrale turque a relevé ses taux d’intérêt, au début de 2012, craignant un débordement du crédit. Depuis septembre dernier, elle a commencé à faire machine arrière pour relancer l’activité. Pour cette année, les analystes tablent sur une croissance de 4,5% du PIB de la Turquie.
En dix ans, la Turquie a connu une croissance exceptionnelle, c’est sans doute sur la base de cette donnée que l’agence de notation Standard & Poor’s a relevé la note attribuée à la dette souveraine de la Turquie, de « BB » à « BB+ », juste au-dessous de la catégorie d’investissement, pariant ainsi sur le rééquilibrage de son économie et le retour de l’équilibre politique.
Les marchés financiers
Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mardi, les investisseurs restant dans l’attente, relativement au maintien du programme de rachats d’actifs de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, à la veille de l’audition de son président, Ben Bernanke, par le Congrès américain.
Plusieurs hauts responsables de la Fed évoquent depuis quelques jours la possibilité d’un ralentissement de la politique accommodante de l’institution, mais les Bourses européennes restent optimistes, portées par la politique audacieuse de la Banque Centrale européenne (BCE) après la baisse de son taux de refinancement au début du mois.
À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,33% (+13,33 points) à 4.036,18 points. Le Footsie britannique a gagné 0,71% et le Dax allemand progresse de 0,19%, mais l’Ibex espagnol s’est contracté de 0,6%, le FTSE MIB italien a lui reculé de 0,45% et l’indice EuroStoxx 50 de 0,1%.
Les banques ont particulièrement été influencées par les inquiétudes avant l’intervention de Ben Bernanke. Autre secteur en repli, les constructeurs automobiles ont vu leur indice reculer de 0,81%, dans un mouvement de yoyo, au lendemain d’une hausse de 2,25% provoqué par la publication des derniers chiffres des immatriculations.
Sur le marché des changes, l’euro se renforce légèrement face au dollar, mais sa hausse est limitée par l’éventualité d’un abaissement significatif du taux de dépôts de la BCE. La monnaie américaine s’est quant à elle redressée face au yen.
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