L’europe financière est en marche

Actualités des Options Binaires : 26 décembre 2012

infos options binaires en caricature de Euroman et Bucky cadeaux de noelL’europe financière est en marche

Les partenaires européens se sont mis d’accord, sur les principes d’un mécanisme de contrôle des banques, dans la zone euro, sous la direction de la Banque centrale européenne. Ceci constitue la première étape vers une union bancaire.

Ils avaient promis de finaliser ce système à la fin 2012, pour éviter d’autres crises de la dette dans la zone euro.

Le commissaire européen au marché intérieur, Michel Barnier, a pour sa part salué, lors d’une conférence de presse, « un grand premier pas pour l’union bancaire ».

L’accord a pu être bouclé, entre autres, au prix de concessions de la part de la France et de l’Allemagne, sur l’étendue de la zone d’intervention de la nouvelle instance de supervision de la BCE.

L’accord porte aussi sur le niveau des seuils, jusqu’auxquels c’est le contrôle national qui prévaudra ; 30 milliards d’euros actifs ou un ratio actifs/PIB de 20%.

Ainsi, de 150 à 200 banques de la zone euro, dont au moins 80% du secteur bancaire français, très concentré, seront placées sous supervision directe de la BCE, ainsi que les trois banques les plus importantes de chaque partenaire européen.

La BCE se réserve le doit de se déclarer compétente sur un dossier normalement national, d’exprimer des recommandations et d’imposer des sanctions, pour enfreinte aux règles édictées.

Il existe toutefois le risque pour la BCE, d’être juge et partie dans ce rôle de superviseur, et en même temps d’initiatrice de la politique monétaire de la zone euro.

A ce sujet, il a été décidé que ces deux rôles seront entièrement différenciés.

Il sera instauré un Conseil de supervision, intégrant des représentants de la BCE, mais aussi des autorités nationales, ainsi qu’une instance de médiation pour solutionner les éventuelles divergences entre elle et les autorités nationales compétentes. Cette autorité sera installée suivant un calendrier qui a été décidé; elle devrait être opérationnelle en 2014, mais un gros travail préparatoire d’au moins un an sera indispensable.

L’Allemagne voulait faire dépendre la mise en place de ce mécanisme, de la recapitalisation préalable directe par le MES de banques déjà en difficultés, on pense bien sûr à l’Espagne.

Il a été décidé finalement, que le MES pourra trancher lui-même, s’il doit recapitaliser avant le démarrage de la supervision, ou non

Les instances de l’UE ont dû, de plus, décider quoi faire, quant aux dix pays non membres de la zone euro, et aux filiales implantées sur leur territoire.

L’union bancaire ne sera toutefois parachevée que lorsque la zone euro aura un mécanisme unique de traitement des défaillances bancaires, et d’un système commun de garantie.

On le voit, il reste à mener encore d’après discussions, entre les partisans de plus de solidarité, comme la France, l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, et ceux qui défendent à tout crin la rigueur, tels que l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède.

C’est à ce prix que se construira l’Europe financière.

 

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Bonnes nouvelles de la croissance américaine

Infos Options Binaires : 31 octobre 2012

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La croissance américaine a progressé à un rythme supérieur aux prévisions au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 2% en rythme annualisé sur le trimestre juillet-septembre, en nette amélioration par rapport à celle de 1,3% enregistrée au deuxième trimestre.

Les analystes prévoyaient une croissance de 1,9%. Cependant, ce rythme demeure inférieur à ce qui serait nécessaire pour inverser durablement les chiffres du chômage. Les consommateurs américains semblent ne pas prendre en compte les prochaines mesures de réduction des dépenses publiques et des hausses d’impôts, attendues pour le début de l’année 2013. Leurs dépenses, qui représentent 70% de l’activité économique américaine, ont en effet augmenté de 2,0% entre juillet et septembre, après une hausse de 1,5% au trimestre précédent, notamment dans le secteur de l’électronique et des automobiles. Leur indicateur de confiance a fortement progressé contre toute attente en octobre, à son plus haut niveau en cinq ans.

Ces chiffres, supérieurs aux attentes, ont soutenu et encouragé Wall Street, avant toutefois les résultats médiocres des statistiques du PIB.

Le rebond des marchés boursiers et la stabilisation des prix de l’immobilier ont incité les ménages à s’endetter, soutenant ainsi les dépenses, mais leurs revenus se sont tassés sur le dernier trimestre. Le taux d’épargne a ralenti à un taux de 3,7% après 4% sur le trimestre avril-juin. Le rythme des dépenses a augmenté, malgré un pic des pressions inflationnistes alimentées par la hausse du pétrole. Mais le rythme actuel des dépenses pourrait être freiné par le chômage. Environ 23 millions d’Américains sont au chômage, contraints de travailler à temps partiel ou sous-employés et certains redoutent que le rythme des dépenses ne soit pas soutenable, à plus forte raison avec la menace que fait peser le « mur budgétaire ».

En l’absence d’accord au Congrès d’ici la fin de l’année, des réductions des dépenses budgétaires et une série de hausses d’impôts s’appliqueront mécaniquement, augmentant les recettes de l’Etat d’environ 600 milliards de dollars, mais créant un frein pour l’économie.

Les exportations ont reculé de 1,6% au troisième trimestre, reculant fortement après la hausse de 5,3% enregistrée au trimestre précédent. C’est la première baisse observée depuis le premier trimestre 2009. En revanche, la construction a augmenté à un taux de 14,4%, dopée par la politique très encourageante de la Réserve fédérale américaine, qui pousse les taux des prêts immobiliers à des plus bas.

Les Bourses européennes ont terminé en nette progression mardi, soutenues par les bons résultats de BP, Allianz et de plusieurs banques, dans des volumes toutefois particulièrement réduits, en raison de la fermeture des marchés américains pour cause de cyclone Sandy. A Paris, l’indice CAC 40 a terminé en hausse de 1,48% à 3.459,44 points. Le Footsie britannique a pris 0,95% et le Dax allemand 1,13%, tandis que l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a progressé de 0,87%.

 

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Budget européen dans un décor austère

News Options Binaires : 16 octobre 2012

infos options binaires en bd avec le ministre financier d'allemagne wolfgang SCHAUBLEBudget européen dans un décor austère

Les pays de la Zone Euro travaillent à la création d’un budget commun, dont les subsides seraient attribués en premier à ceux qui respectent la discipline commune, et favorisent les réformes. Il est prévu dans le projet de conclusions du sommet européen des 18 et 19 octobre prochains, de passer des accords entre chaque capitale et l’échelon européen. L’Allemagne a la première, initié le projet, avec l’espoir, a peine dissimulé, de verrouiller le calendrier des réformes économiques chez ses partenaires de l’euro, en premier lieu la France et l’Italie. Le président du Conseil vient de reprendre le projet à son compte, et de l’inscrire à l’ordre du jour.

Officiellement, le pont n’est pas établi entre un budget de l’euro, qui reste à créer de toutes pièces, et l’octroi de crédits en fonction de la performance économique de chacun des 17 États, une forme de prime. Mais le lien est clair. D’un côté, c’est l’idée que les États membres de la Zone Euro signent chacun des contrats avec les autorités européennes sur les réformes promises et sur leur application. De l’autre, l’union monétaire prévoit de soutenir « les efforts de réformes des Etats membres grâce à des incitations financières temporaires, flexibles et ciblées ».

La France est officiellement favorable à un budget qui soit propre à la Zone Euro. Mais l’idée que ses retombées aillent prioritairement à ceux qui s’engagent à de profondes réformes économiques, n’est pas nécessairement au goût de son gouvernement, qui défend plutôt l’idée que les futurs subsides viennent, à l’avenir, financer un fond d’assurance-chômage européen.

L’Allemagne, elle, a progressé en partant d’une relative intransigeance, vers l’acceptation de l’idée d’une rallonge budgétaire destinée à la Zone Euro dans son ensemble. Cependant elle reste ferme sur sa ligne : les crédits devront aider les pays de l’euro à améliorer leur compétitivité, à réformer leur marché du travail et à refondre leurs systèmes de retraite. Etant le bon élève de l’Europe, l’Allemagne s’estime en droit de donner des leçons .

La rigueur à l’ordre du jour du FMI

L’austérité est la seule voie pour l’Europe, s’accordent à dire de concert le FMI et l’Allemagne, en parlant des politiques d’austérité en Europe, au cours de son assemblée annuelle. Et d’appeler à soutenir la croissance sans renoncer à réduire les déficits publics. La directrice générale du FMI Christine Lagarde a reconnu que cette notion est au centre des débats des financiers mondiaux.

« Nous reconnaissons tous que des ajustements budgétaires crédibles à moyen terme sont nécessaires dans toutes les économies avancées, mais le rythme et le type de mesures doivent être évidemment calibrés pays par pays », a-t-elle précisé.

Ce n’est pas Berlin qui la contredira sur ce point, a assuré son ministre des Finances Wolfgang Schäuble. « Nous sommes en accord complet avec le FMI, et notamment avec madame Lagarde, sur le fait qu’une réduction à moyen terme des niveaux trop élevés de la dette était complètement inévitable », a souligné le ministre allemand. « Il n’y a aucun désaccord à ce sujet », a-t-il insisté en rappelant la nécessité pour les pays riches de mettre en œuvre une politique budgétaire bien « calibrée, aussi favorable que possible à la croissance » économique.

 

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Lancement du MES, l’arme de la zone euro

Nouvelles Options Binaires : 15 octobre 2012

news options binaires en caricature de euroman et la grande chuteLancement du MES, l’arme de la Zone Euro

La Zone Euro mis sur orbite son arme anti-crise, le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) de 500 milliards d’euros, alors que l’Espagne reste au centre des interrogations sur la nécessité ou non d’un plan de sauvetage global du pays. Concernant Madrid, les ministres devraient seulement examiner les mesures d’austérité et les réformes récemment décidées par le gouvernement, alors que la nécessité pour le pays de demander une aide globale pour son économie fait débat.

Les ministres des Finances des 17, qui se sont réunis, ont  officialisé la création de cet instrument financier permanent qui va remplacer le Fonds de secours actuel, le FESF. Les deux instruments vont cohabiter jusqu’à fin juin, ce qui permettra de cumuler un temps leur capacité de prêts pour atteindre 700 milliards d’euros.

Le MES n’est pas un instrument isolé, il s’intègre dans un ensemble pour modifier la gouvernance de la Zone Euro. Cet instrument est prépondérant, il pourra servir à recapitaliser directement les banques de la Zone Euro, sans alourdir la dette des Etats. A condition toutefois que les européens mettent en place un mécanisme de supervision bancaire, prévu au mieux début 2013.

L’agence d’évaluation financière Fitch lui a aussitôt attribué la note la plus élevée, le triple A, qui permet d’emprunter sur les marchés aux meilleurs taux. La possibilité de recapitaliser directement les banques intéresse particulièrement l’Espagne, qui a obtenu en juin une ligne de crédit de 100 milliards d’euros de la part de la Zone Euro. Mais  les pays de la Zone Euro les plus attachés à la rigueur budgétaire ont récemment laissé entendre que cela ne s’appliquerait pas aux banques déjà en difficulté avant l’entrée en vigueur du mécanisme.

« L’Espagne n’a pas besoin d’aide. C’est ce que le gouvernement espagnol ne cesse de répéter », a souligné le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à son arrivée à Luxembourg. Madrid freine depuis des mois, par crainte de se voir imposer de nouvelles obligations en échange d’une aide. Alors que les taux d’emprunt espagnols flambaient depuis quelques mois autour de 7%, ils se sont fortement détendus grâce aux mesures anti-crise annoncées par la BCE début septembre.

La Zone Euro ne devrait pas non plus prendre de décision sur la Grèce. Les ministres se contenteront d’un état des lieux des finances publiques et des négociations entre Athènes et ses créanciers internationaux. Aucun accord n’est intervenu samedi sur ce programme, qui est un préalable au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide de 31,5 milliards d’euros. Les négociations ont été suspendues et doivent reprendre cette semaine.

Vendredi, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, avait reconnu que son pays ne pourrait tenir que « jusqu’à la fin novembre » sans nouvelle aide. « Après, les caisses sont vides », avait-il affirmé. Une façon de mettre ses créanciers au pied du mur ?

 

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L’Europe a-t-elle enfin finalisé sa supervision bancaire?

Actualités des Options Binaires : 14 octobre 2012

news options binaires en caricature de José manuel barroso avec euromanL’Europe a-t-elle enfin finalisé sa supervision bancaire ?

L’Europe peut respirer, l’Allemagne a validé-le-fonds-de-secours de l’ euro. Pourtant, pour le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, il y a beaucoup de projets importants. Il a détaillé les grandes lignes de son projet. L’Europe a besoin d’une supervision commune des banques avant tout. C’est la BCE que sera en charge de la supervision des banques de la Zone Euro. Elle aura la responsabilité de leur accorder ou de leur retirer leur licence, de leur imposer certains niveaux de fonds propres, et de vérifier qu’elles les respectent. Elle pourra aussi imposer des amendes à celles qui ne respectent pas ses décisions. Elle pourra exiger des institutions bancaires toutes les informations dont elle a besoin, et mener des inspections, assistée par les autorités de supervision nationales. Elle devra rendre aussi compte régulièrement de ses activités de supervision devant le Parlement européen.

La création d’une autorité unique de supervision bancaire est cruciale pour l’avenir de la Zone Euro, elle permettra de diminuer les risques de crise, c’est la première étape menant à l’union bancaire qui instaurera des règles. Cela veut dire qu’on va avoir, à terme des règles communes pour les banques. Elle rendra possible que le futur fonds de sauvetage permanent de la Zone Euro (le MES), puisse prêter directement aux banques, sans passer par les Etats. En précisant le rôle de la BCE, on a commencé par la partie la plus facile, il reste d’autres chantiers et d’autres questions ; sur la représentation de la BCE au sein de l’EBA (l’Autorité Bancaire Européenne) créée début 2011 et qui fera partie, elle aussi, du dispositif. Est-ce qu’on garde un siège pour chacun des 17 pays de la Zone Euro ou est-ce que la BCE représente l’ensemble de ces pays ? Il faudra aussi trouver un compromis avec l’Allemagne qui voudrait que le futur superviseur ne s’occupe que des grandes banques et pas des banques régionales. A terme, il faudra aussi discuter des moyens opérationnels, à savoir la création d’un fonds pour la garantie des dépôts et le renflouement des banques en faillite. La supervision bancaire ne règle pas tous les problèmes de la Zone Euro, elle n’est qu’un des éléments d’une Europe plus intégrée. Bref, même si l’Europe avance, d’autres turbulences sont encore à prévoir.

Les places financières en fin de semaine

A New York, le Dow Jones a pris 0,02%, 2,46 points, à 13.328,85, le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds, a cédé 0,30%, 4,25 points, à 1.428,59 points et le Nasdaq a abandonné 0,17%, 5,30 points, à 3.044,11 points.

Sur la semaine, le Dow a reculé de 2,1%, le S&P de 2,2% et le Nasdaq de 2,9%, essentiellement en raison des résultats peu réjouissants publiés aux Etats-Unis.

En Europe, a la clôture, le CAC40 a cédé 0,72% à 3389,08 points tandis que l’Eurotop 100 a perdu 0,3% à 2254,30 points. Le Footsie britannique a gagné 0,74% et le Dax allemand 1,27%, tandis que l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prenait 1,03%. La Bourse de Milan a grimpé de 2,35% tandis que celle de Madrid gagnait 1,81%.

 

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